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Un pavé dans « La Meuse » (ép.14) : Jonathan Littell, le retour de l’écrivain-journaliste

In Un pavé dans la "Meuse" on 06/08/2012 at 21:48

ImageJonathan Littell a passé deux semaines à Homs, au cœur des quartiers opposés au régime syrien de Bachar al-Assad. « Ceci est un document, pas un écrit », insiste Littell au début de ses « Carnets de Homs », paru chez Gallimard. Un texte écrit pour le journal Le Monde dans des conditions extrêmes, où chaque protagoniste, page après page, joue sa vie. « Je pensais que ce que j’avais vu était assez violent,et je croyais savoir ce que violent veut dire », ajoute Littell. « Mais je me suis trompé. Car le pire ne faisait que commencer. »

 « Une politique quotidienne du meurtre ». C’est ce que l’on retrouve dans les « Carnets de Homs »  de Jonathan Littell, un témoignage sobre et brut que ces « deux carnets de notes » que l’écrivain a tenu lors d’un voyage clandestin en Syrie, en janvier dernier. La violence éclate à chaque page dans cette plongée au cœur du conflit dans la ville martyre de Homs, symbole de la révolution syrienne lancée en février 2011.

Aucun effet de style pour Littell, envoyé sur le front par le journal Le Monde, et habitué des théâtres de guerre. L’enjeu est ailleurs pour l’auteur des « Bienveillantes », prix Goncourt 2006. Il faut restituer l’urgence qu’il y a à dire au milieu des rafales de tirs. L’écriture est lapidaire, l’écrivain observe, rend compte, va à l’essentiel « avec une certaine fébrilité qui tend à vouloir transformer dans l’instant le vécu en texte. »

ImageIl devient alors journaliste pour aligner les faits et témoigner le plus fidèlement possible dans ce « document », compte-rendu d’un carnage qui se joue à huis clos, loin de l’actualité zappeuse et des morts célèbres. On pense à Malraux, Orwell, Hemingway bien sûr, mais pour Littell, l’enjeu est encore ailleurs. Tout simplement parce que ses carnets « rendent comptent d’un moment bref et déjà disparu, quasiment sans témoins extérieurs, les derniers jours du soulèvement d’une partie de la ville de Homs contre le régime de Bachar al-Assad, juste avant qu’il ne soit écrasé dans un bain de sang qui […] dure encore. »

Seul importe donc le compte-rendu de ce massacre insoutenable, rythmé par le bruit des armes, les vies fauchées au hasard d’une rue, les femmes en pleurs. Seul compte le témoignage aussi de la situation désespérée de ces insurgés, combattants de l’Armée syrienne libre (ASL), de tous ces habitants des villes et quartiers à qui l’écrivain-journaliste donne la parole. Tous ont une histoire à raconter : des enfants égorgés, des femmes enlevées et violées, des hommes torturés, des proches tués au coin d’une rue par un sniper, quand ce ne sont pas les menaces du pouvoir.

C’est un texte saisissant au cœur des quartiers assiégés dans lequel on suit aussi la stratégie politique et tactique des rebelles de l’ASL que Littell a rencontré sur sa route dans cette lente progression de la frontière libanaise jusqu’à la ville de Homs, avançant de village en village sous la menace des barrages volants de l’armée syrienne. À la fin de son texte, Jonathan Littell rend hommage aux combattants de l’ASL, sans doute morts ou pire, tandis qu’ailleurs on discutait : « il ne restera sans doute rien au-delà de ces notes, et de leur souvenir dans l’esprit de ceux qui les ont connus et aimés : tous ces jeunes gars de Homs, souriants et pleins de vie et courage, et pour qui la mort, ou une blessure atroce, ou la ruine, la déchéance et la torture, étaient peu de chose à côté du bonheur inouï d’avoir rejeté la chape de plomb pesant depuis quarante ans sur les épaules de leurs pères. »

 

Un pavé dans La Meuse (ép. 12) : William T. Vollmann, les pérégrinations picaresques d’un journaliste

In Un pavé dans la "Meuse" on 13/07/2012 at 08:00

A la fois écrivain, photographe et peintre, l’œuvre de William T. Vollmann est à la fois monumentale et protéiforme. En une quinzaine d’ouvrages, le journaliste a su développer une méthode simple : il constate, il décrit et il interroge des témoins, des victimes, des personnes rencontrées au hasard sur la route. Un récit de choses en quelque sorte, bien loin de tout sensationnalisme, les mots sont justes, pesés, pensés, et le réel tellement puissant et saisissant. C’est en somme un journal intime de l’existence.

Deux livres très différents du journaliste américain sont parus dernièrement, et dont on ne sort pas forcément indemnes : d’abord, Le Grand Partout chez Actes Sud, un hommage à la tradition des hobos qui se déplaçaient illégalement à bord des trains de marchandises aux États-Unis ; puis chez Tristram, Fukushima, dans la zone interdite, un carnet d’apocalypse dans les villes et les campagnes sinistrées après la catastrophe à la rencontre d’une population saisie par un mal impalpable : le fatalisme.

Un bref essai sur les trains de marchandises

Le Grand Partout, c’est une quête au fil des trains de marchandises, c’est la recherche d’un homme qui part pour retrouver son américanité, sa liberté aussi dans une société où tout est contrôlé, arrêté. Au fil des pages et des trains, chaque chapitre se présente comme un hymne fabuleux à la clandestinité, un éloge terriblement humain à la marginalité. Chaque mot, chaque phrase du livre apparaît aussi comme une épreuve du réel, une contrainte aussi, tantôt fascinante et vitale, tantôt étrange et insaisissable : un véritable théâtre d’ombres, une expérience d’un état d’expansion illimitée.

« Le plus beau, dans ces voyages, c’était ça : respirer l’air du réel […] Le réel caresse et pique ! Pour sûr, le réel tue ; mais au moins, quand le réel pose ses mains sur moi, je le sens. Jamais je ne voudrais ne pas sentir. »

Le Grand Partout, c’est aussi une splendide invitation au voyage au cœur des États-Unis sur les traces des hobos, ceux de la vieille Amérique qui se déplaçaient de villes en villes, de trains en trains, toujours dans l’illégalité, toujours dans cette solidarité, celle de ceux qui ont décidé de se mettre volontairement à l’écart pour assouvir ce désir, celui de partir. Avec son ami Steve Jones, William T. Vollmann part à la recherche de ces personnages invisibles, ces « clochards célestes » comme l’écrit Jack Kerouac, dans une société où il n’y a plus que des citoyens comme les autres.

Le Grand Partout, c’est enfin la quête d’une culture en voie de disparition où le seul but était de se tirer, c’est un déplacement géographique à travers les grands paysages de l’Amérique profonde, c’est un voyage immobile et vital dans l’esprit face à l’émerveillement, face à l’aventure et le danger dans un pays qui apparaît encore comme sauvage, inconnu, si ce n’est inexploré propre à la vérité profonde qui dépasse le journaliste dans ce questionnement permanent et magistral de sa liberté quand le « où suis-je?» répond à « qui suis-je? ».

C’est un dialogue avec les histoires des personnes rencontrées sur la route, égarés dans la vie, où les phrases sont un écho à des moments partagés, intimes et solitaires, amers et mélancoliques, où l’on questionne son destin entre deux arrêts en gare, entre deux nuits blanches. Un dialogue jamais interrompu également avec d’autres auteurs, partis eux aussi à la quête de ce Grand Partout, des correspondances inspirées et magistrales avec des légendes de la littérature américaine que l’on croise sur la route comme des compagnons de fortune et d’infortune : Mark Twain, Jack London, Thomas Wolfe, Ernest Hemingway et tant d’autres écrivains qui ont inventé la légende de ce Grand Partout.

A Fukushima dans la « zone interdite »

 Après les hobos dans les trains, direction le Japon. Nous sommes en mars 2011. Un tremblement de terre et un tsunami ravagent la côte est du Japon, on connaît la suite, et ce qui advint de la centrale de Fukushima, le plus grave accident nucléaire civil depuis Tchernobyl. Un mois après la catastrophe, le journaliste se rend sur les lieux à la rencontre des victimes et témoins de cette tragédie, pour en faire au fil des pages et des rencontres, un « récit de choses que nous pouvons à peine croire, et encore moins à comprendre ».

Équipé de protections rudimentaires et d’un dosimètre à la fiabilité plus qu’incertaine, il parcourt des villes sinistrées aux abords de la zone interdite, évacuée par les autorités à quelques kilomètres de la centrale nucléaire, où l’on apprend à coup de flash d’information et de conférence de presse que la situation s’améliore chaque jour. Derrière cette enquête, se pose bien évidemment la question du nucléaire et de l’information sur le nucléaire, et le journaliste fidèle à sa méthode traditionnelle, il constate, décrit et interroge les Japonais, leur mémoire vive, chaque fois avec les mêmes questions : que pensez-vous du nucléaire? quel lien faites-vous entre le désastre de Fukushima et les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki ? Pensez-vous que votre vie actuelle est pire que celle d’hier ?

Autour de ces questions simples, le journaliste est confronté à des réponses résignées de Japonais étrangement fatalistes et profondément détachés de leur propre sort. Derrière l’émotion, et à l’opposé de tout sensationnalisme, la parole des témoins rencontrés au cours de l’enquête est respectée scrupuleusement, rendue dans toute sa force, sa faiblesse aussi, celle d’un mal impalpable, comme un aveu d’échec qui touche la population japonaise toute entière, et plus loin l’humanité aussi, condamnée à mettre en œuvre sa propre destruction, son propre déclin à Fukushima, Hiroshima et comme partout ailleurs.

A lire en intégralité sur : Indications.be

A voir :

Un pavé dans La Meuse (ép.11) : Alain Lallemand à la recherche du « souffle du réel »

In Un pavé dans la "Meuse" on 11/07/2012 at 12:19

Grand reporter au journal Le Soir où il est devenu spécialiste des groupes criminels, des réseaux clandestins et guérillas, Alain Lallemand a retiré de son expérience une méthode spécifique de collecte d’information et de restitution du récit : « un journalisme en action, sous le souffle du réel ». A côté de cela, le journaliste est maître de conférence à l’UCL où il s’occupe tout spécialement du journalisme narratif. C’est à ce titre qu’il a rédigé un manuel précieux et unique en son genre dans le domaine francophone, Journalisme narratif en pratique, paru aux éditions De Boeck.

Il est enfin l’auteur de plusieurs récits sur ses périples en Irak, en Afghanistan ou en Colombie, comme avec N’oubliez pas le guide (éditions Luce Wilquin)un récit sur la relation entre un journaliste et son guide arabe jusqu’à la mort de ce dernier. Nous sommes en Irak, au plus fort de la guerre. Plus qu’un « carnet de la drôle de guerre », ce texte est surtout une réflexion sur le journalisme où le reporter prend la plume pour rendre hommage aux guides et aux interprètes anonymes qui permettent la survie de l’information.

 « Il n’y a pas de journalisme sans entretien amoureux ». De cette maxime, tirée du livre d’Alain Lallemand, N’oubliez pas le guide, paru en 2007 aux éditions Luce Wilquin, on pourrait en faire découler toutes les règles du récit journalistique tel que il l’enseigne à l’UCL : « pour comprendre l’action, le journaliste l’approche, l’expérimente, la digère. La proximité, l’implication personnelle serait la règle du journalisme narratif. »

Redécouvrir l’œuf de Colomb

« Quand j’ai commencé à me saisir de cette matière, j’ai tout de suite constaté qu’on manquait d’outil de définition du journalisme narratif dans le domaine francophone, alors que c’est une évidence aux États-Unis depuis des années. Pour écrire mon manuel, pour élaborer mon cours, cela m’a pris cinq ans parce qu’il ne fallait pas faire un décalque du journalisme narratif américain. Je me suis lancé dans la relecture de grands reporters comme Tolstoï avec ses Récits de Sébastopol ou encore les textes de Joseph Kessel. Mais je me suis aussi basé sur le New Yorker, qui est une référence en la matière, ou tout dernièrement sur la revue XXI. On le voit ces dernières années, il y a clairement un intérêt pour cette démarche narrative dans les rédactions où le texte se conçoit comme un récit avec les critères du reportage ou du portrait. Mais cette redécouverte du récit dans la presse n’est pas neuve : les journalistes ont toujours fait du récit sans le savoir. Ce qui a changé, et c’est le cas avec la revue XXI, c’est cette volonté de retrouver le temps long de l’enquête, cette liberté qui fait que la voix et le ton du récit journalistique sont parfaitement travaillés. On joue sur le fond et la forme dans l’organisation de l’info, et cela marche, on propose une info exclusive avec un traitement inédit. Plus globalement, et même si l’intérêt est là, on voit que la plupart des journalistes ont beaucoup mal à s’emparer du récit et à en faire pour traiter leur sujet. « 

N’oubliez pas le guide : à la rencontre du « souffle du réel »

N'oubliez pas le guide, paru aux éditions Luce Wilquin« Pour ce livre, le choix était simple, c’était celui du journalisme. On est pleinement dans une narration de non-fiction : le récit est extrêmement subjectif, c’est vrai, on est dans l’introspection, celle d’un correspondant de guerre confronté en Irak à la mort de son guide arabe par la rébellion. Ce texte se demande si l’exercice du journalisme vaut une mort de plus, et si la guerre n’est plus couverte, que devient l’honneur de la presse, la survie de l’information ? Pourtant, tout dans ce texte est vrai. Mais ce travail, je le fais aussi pour un article dans les pages internationales, je me mets à la première personne, dans la peau d’un rebelle 60 minutes avant sa mort, et je le fais sur base, non pas de l’imagination, mais des informations sérieuses comme n’importe quel article. L’avantage du journalisme narratif, c’est que l’enquête peut être plus poussée. Par exemple, en 1996, j’ai écrit un livre au cœur de la mafia russe. Sur le fond, les faits sont exacts, et pourtant, quand je le reprends aujourd’hui, il est illisible. Cela ne sert à rien d’être exhaustif si l’on ne sait pas écrire. »

« Et là, je tombe dans un roman de Kipling »

« Pour faire une bonne enquête, il faut savoir raconter, faire vivre les faits avec une voix. Le vrai déclic, ce fut septembre 2001 où je suis parti en Afghanistan, puis au Pakistan, et là, je tombe dans un roman de Kipling, ce fut un moment de grâce pour un journaliste, et le début de ma démarche autour du journalisme narratif, celui d’une implication. Car c’est là la clé pour un journaliste : se placer en situation d’être affecté. Nous voilà en zone de prise de risques, même si ce risque est limité dans le temps ou par la nationalité de notre passeport, comme c’est le cas lors d’un reportage en zone de conflit. Dans le cadre du journalisme narratif, l’implication est très exactement celle du souffle du réel : être assez près de l’explosion pour en entendre la détonation, mais aussi pour en sentir le souffle. Sans se laisser submerger par l’explosion… »

 A lire aussi le blog d’Alain Lallemand : http://alainlallemand.be/

A lire aussi : http://www.ajp.be/multimedia/blog/index.php?journalisme-narratif-et-nouveaux-formats-decriture

Un pavé dans La Meuse (ép.10) : Raphaëlle Bacqué et la tragédie du pouvoir

In La France vue d'en haut, Un pavé dans la "Meuse" on 10/07/2012 at 13:42

ImageJournaliste au Monde depuis 1999, Raphaëlle Bacqué est l’auteure de plusieurs enquêtes et reportages sur la vie politique française. Passant de Ségolène Royal en pleine campagne présidentielle avec La Femme fatale à L’Enfer de Matignon où la journaliste revient avec les locataires du poste de premier ministre sur « cette magnifique machine à broyer » qu’est la politique. Elle aborde avec Le dernier mort de Mitterrand le suicide de François de Grossouvre, l’un des plus fidèles compagnon de route de François Mitterrand, mais aussi un homme amer, un ami déçu du président de la République. Elle revient aujourd’hui avec Ariane Chemin sur l’affaire DSK, avec les Strauss-Kahn où la journaliste du Monde sait mieux que personne mettre en scène les coulisses de la vie politique. Surtout quand l’amour, la mort, le sexe et l’argent y jouent les premiers rôles.

« A cette époque, j’ignorais encore la fragilité du cœur des hommes. J’avais bien appris la science politique, mais je n’avais jamais côtoyé le pouvoir. » Ces lignes ouvrent le récit du Dernier mort de Mitterrand, l’un des derniers livres de Raphaëlle Bacqué. Mais elles auraient très bien pu ouvrir ses autres livres. Car c’est sans conteste la constante des enquêtes et des reportages de la journaliste sur la vie politique française, celle de « redonner sens à une vie qui s’est perdue dans les querelles de palais et la vanité du pouvoir. » Que ce soit sur Dominique Strauss-Kahn, François de Grossouvre, Ségolène Royal ou sur l’exercice du pouvoir des premiers ministres de la Ve République, les livres de Raphaëlle Bacqué sont à chaque fois un formidable observatoire de la nature humaine, à chaque instant une réflexion sur le pouvoir qui aimante tant les hommes, les femmes, avant de les broyer. Et le journalisme un formidable exercice d’autopsie et de taxidermie.

L’ambition « littéraire » du journalisme

« Dans ces essais, ces enquêtes, il y a clairement une ambition plus littéraire que dans un article, à savoir la possibilité d’aller plus loin, de mettre en perspective, de raconter l’histoire dans sa complexité. Ce fut le cas avec le Dernier mort de Mitterrand, on ne se retrouve pas dans une enquête avec un enjeu politique, il y a quelque chose de plus profond : s’approcher d’une part de l’âme car le pouvoir, c’est avant tout un précipité des passions. Le livre permet d’aller et d’exploiter tous les ressorts de la machine politique, la mise en récit d’un épisode de la vie politique permet aussi de se mettre à distance de ce qui fait l’excitation de l’instant pour en faire un roman d’une amitié amoureuse, contrariée, amère et déçue entre deux hommes. »

Décrire la tragédie du pouvoir

« Je ne me vois pas passer par la fiction, je n’ai pas assez d’imagination et je ne me prends pas pour un écrivain. Il n’y a rien de romanesque, mais à partir d’un fait politique, une fois dégagé de l’excitation de l’instant, une fois mis à distance, on peut décrire la tragédie du pouvoir, la tragédie d’hommes et de femmes qui mettent complètement leur vie au service de la politique ou qui sont emportés dans l’histoire d’un autre. Car c’est là que les hommes se révèlent pleinement, c’est dans ces instants que l’on peut comprend pourquoi l’échec d’une élection, le suicide d’un homme ou les jeux de pouvoir. Je reste une journaliste, et la matière première de mes livres reste le rapport à l’actualité la récolte d’informations que j’ai pu recueillir auprès de témoins comme n’importe quel travail d’enquête avant l’écriture d’un article ou d’un livre. Tout se base sur la véracité et la recherche de témoignages. »

Le journalisme selon Stendhal

« Aujourd’hui, ces jeux de pouvoir sont plus difficiles à saisir, à appréhender. Tout simplement, parce que le pouvoir a perdu beaucoup de sa puissance et a vu ses marges de manœuvre s’affaiblir. Pourtant, ce qui est passionnant, c’est cette confrontation des hommes à l’histoire, et pour les journalistes, de raconter comment la vie d’individus peut être transformée par les événements, et c’est ce qu’il y a de plus difficile, décrire cette réalité et en faire quelque chose qui parle à tous. C’est ce que font des livres comme La Chartreuse de Parme, Docteur Jivago, rien n’a vieilli, ces textes restent universels dans la façon de décrire comment les personnages tentent de prendre le pouvoir, dans cette spirale constante des passions. Pour un journaliste, ce dialogue entre la politique et la littérature, cette permanence aussi, continue de nous apprendre énormément. »

A lire de Raphaëlle Bacqué :

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