Lost my job, found an occupation

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« Se reposer ou être libre »

In Un an en..., Un pavé dans la "Meuse" on 28/12/2012 at 16:03

97f0f9b01ae711e2bf34123138105ced_7Tout a commencé en mars comme un coup de tonnerre. J’ai quitté mon poste de journaliste à La Meuse, sans trop savoir où j’allais. « Comme jeune journaliste, j’ai dû bien vite faire le deuil de ce que j’avais appris à l’école, le deuil de la déontologie, et celui de mes propres valeurs, sans aucune retenue. Dès qu’il y avait un fait divers, chacun de mes articles donnaient lieu à un déballage sur la vie des gens, sans jamais m’interroger sur les conséquences qui pouvaient être très souvent dramatiques pour ces gens “ordinaires”. »

Alors, il a fallu repartir de zéro, relancer la machine, panser ses illusions de journaliste. Puis, il y eut ce blog avec ces « pavés dans La Meuse », un écho sur ma courte expérience chez Sudpresse, puis surtout un terrain à exploiter pour aller à la rencontre du réel, pour repenser modestement le journalisme, loin des rédactions moribondes. Vint enfin une nouvelle aventure, celle d’Apache.be avec la possibilité de développer un pure player belge, bilingue et indépendant avec d’autres journalistes comme Sylvain Malcorps, Damien Spleeters, Tom Cochez, Peter Casteels ou Bram Souffreau.

D’Hénin-Beaumont à Athènes

IMGP3268En mai, ce furent les élections présidentielles françaises. A Hénin-Beaumont aussi où Marine Le Pen est arrivée au premier tour avec 35,48% dans son fief électoral. Alors, entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, on votait surtout parce qu’il le fallait bien, et ce n’est pas un hasard si dans cette ville du Pas-de-Calais de 22.000 habitants, où la présidente du FN est inscrite, le nombre de votes blancs et nuls a été multiplié par six au deuxième tour.

En juin, la Grèce retournait aux urnes. Un scrutin aux allures de référendum : pour ou contre l’euro. Un résultat attendu avec anxiété dans toute l’Europe et ailleurs, car les résultats pourraient déstabiliser la zone euro. Pourtant, loin de cette tension, loin des enjeux financiers ou politiques, au cœur même de la capitale européenne, de nombreux Grecs arrivent chez nous chaque jour à Bruxelles pour trouver un emploi et commencer une nouvelle vie. Tous ont décidé de quitter leur pays, faute d’avenir. Ils s’appellent Janis, Constantina ou Pénélope. Ils ont entre 20 et 50 ans. Ce sont les visages « invisibles » de cette crise grecque qui se vit de Bruxelles à Athène.

IMGP3727Athènes justement où avec un taux de chômage historique, les jeunes sont les premières victimes de la crise. Un jeune sur deux n’a pas d’emploi. Cette explosion du chômage a commencé en 2010 avec la crise de la dette et les mesures d’austérité imposées au pays. Depuis, la situation n’a cessé de s’aggraver en raison de la récession qui frappe actuellement la Grèce. Le pays est à bout de souffle, et la jeunesse sans espoir. De plus en plus, beaucoup de jeunes Grecs entre 20 et 35 ans, décident de quitter le pays pour trouver un emploi à l’étranger. C’est le cas de Michail, Kostas ou Maria.

Autre reflet de cette crise, mais cette fois, c’est en Belgique : le suicide chez les agriculteurs. Un sujet tabou. Tellement tabou qu’il n’y aucun chiffre, aucune statistique pour évaluer ce phénomène préoccupant. Car si on ignore combien d’agriculteurs se suicident chaque année, il est établi que c’est une population à risque. Le suicide, c’est sans conteste le symptôme d’une profession en mal d’avenir.

La tentation de l’impossible

Autre profession en mal d’avenir, celle de journaliste. Il y a quelques semaines déjà, on apprenait que la direction du groupe Rossel prévoyait un plan d’économies de 3 millions d’euros pour 2013, dont la moitié s’appliquant à la masse salariale.

Ces transformations soulèvent effectivement une question essentielle pour l’avenir du journalisme. On mesure aisément les défis et les enjeux auxquels sont confrontés les journalistes en Belgique francophone, à la fois acteurs et otages des changements au sein d’un champ en pleine mutation, tant au niveau de la transformation de leur identité, de leur fonction sociale que du point de vue de leurs trajectoires professionnelles. Alors que faire ?

imgp2631.jpgDevenir porte-parole ? « C’est vrai que la profession de journaliste est une profession très lourde en terme de disponibilité et financièrement peu rentable. En Belgique, avec la crise que rencontre la presse écrite notamment, on sait bien que les salaires ne sont pas très élevés », explique Marc Lits, professeur à l’UCL.

« Ce que je constate, c’est qu’il y a une grande difficulté d’être journaliste aujourd’hui. De plus en plus, les rédactions sont des rédactions « low cost ». Je suis surpris de la paupérisation et de la grande précarité du métier où les journalistes sont amenés à faire, pour des raisons alimentaires, le petit buzz, le petit coup médiatique, le petit truc amusant qui tue totalement l’information et le journalisme », ajoute Frédéric Cauderlier, ancien journaliste de RTL, devenu porte-parole du MR.

Mais il y a aussi d’autres voies possibles comme le passage par le récit et la narration. « Les textes diminuent parce qu’on a décrété que les gens n’aimaient pas lire, et puis surtout, on a coupé les budgets, ce qui fait qu’on n’est plus capable de faire de longs articles, c’est vraiment le reflet de la crise du journalisme, c’est moins cher de faire de l’opinion et de la chronique. Pourtant, il y a un vrai besoin d’aller sur le terrain », souligne la journaliste française Florence Aubenas.

Michel Butel(c) France Culture

Michel Butel
(c) France Culture

« Vous savez, lancer un journal aujourd’hui, cela ne doit plus consister à donner des nouvelles comme c’est le cas dans la presse traditionnelle. Il faut aller vers la divagation car je suis convaincu que le journalisme doit explorer le monde intime. Ce qui me déçoit, dans tous les articles qu’on peut trouver, c’est qu’il n’y a jamais aucun lien avec la vie personnelle. Pour le moment, l’actualité ne nous parle pas, c’est ce qui explique que les journaux sont en voie de disparition parce qu’il n’y a plus d’histoire. En cela, il faut une presse politique dans le sens plein du terme comme au temps de l’âge d’or du journalisme, celui des Hugo et des Vallès. C’est la seule façon pour retrouver cet esprit civique, celui d’une presse citoyenne. Aujourd’hui, c’est de moins en moins imaginable de trouver un journal qui remplit ce rôle, et cela va demander du temps pour redonner du sens au journalisme », poursuit Michel Butel, le rédacteur en chef de L’Impossible.

België Bart

En Belgique, jamais aura-t-on autant sans doute parlé de Bart De Wever qu’en 2012. Le président de la N-VA est devenu aujourd’hui incontournable. S’il n’est pas le premier politique flamand à remettre en question l’avenir de la Belgique, rarement l’un d’eux aura autant bénéficié d’une telle image négative en Belgique francophone, mêlant peur, incompréhension et total rejet. « On assiste du côté francophone à un repli communautaire avec un Bart De Wever représenté comme un leader d’extrême-droite, un peu à la Le Pen. Et puis il y a cet autre aspect qu’est la victimisation des francophones, victimes de l’ogre De Wever », expliquait Nicolas Baygert à Apache.be au lendemain des élections communales d’octobre 2012.

phpThumb_generated_thumbnailjpgAu moment où Bart De Wever appelait les francophones à discuter du confédéralisme, l’idée du plan B refaisait elle aussi surface. « Au sujet du Plan B, on lit tout et son contraire. Selon les moments, on nous dit que tout cela est très discret et qu’effectivement, il y a une série de rencontres, que les francophones se préparent. Et à d’autres moments, on nous fait comprendre qu’on n’est pas très loin dans la mise en place d’un plan B. Ce n’est de toute façon, à ce stade, qu’une position de repli côté francophone, pas une volonté politique », admettait Vincent de Coorebyter, directeur du Crisp.

Car depuis 2010, et les dernières élections législatives qui ont conduit le pays à la crise politique la plus longue de son histoire (540 jours sans gouvernement !), la N-VA est le premier parti en Belgique, et l’avenir du pays semble chaque jour plus contrarié, mal assuré, à tel point qu’il fait dire aux « belgo-sceptiques » qu’il est impossible désormais de faire maison commune. Du coup, et même si le spectacle n’est pas nouveau, on s’interroge sur la réalité d’une Belgique unitaire et démocratique: « faut-il donc se demander quand la Belgique cessera d’exister ou plutôt comprendre à quoi est due cette longévité remarquable ? »

Alors, comme l’a écrit Thucydide, il faut choisir :  « se reposer ou être libre. »

Un pavé dans « La Meuse » (ép. 9) : du journalisme « palliatif »

In Un pavé dans la "Meuse" on 18/06/2012 at 21:26

Ce lundi, j’étais l’invité d’un débat sur la chaîne locale namuroise Canal C. Avec au programme : quel avenir pour les jeunes journalistes ? Du salaire des pigistes au traitement de l’information, tout y passe (en 26 minutes !).

index.php?option=com_content&view=article&id=100001847&Itemid=

A lire aussi le parcours et les réflexions de Benjamin Moriamé, journaliste indépendant : http://www.facebook.com/notes/benjamin-moriam%C3%A9/d%C3%A9clin-de-la-presse-%C3%A9crite-aux-premi%C3%A8res-loges-%C3%A0-namur/10150889160016733

Un pavé dans « La Meuse » (ép.4) : 24 modules, 6 colonnes

In Un pavé dans la "Meuse" on 01/04/2012 at 09:40

Cela fait un mois. Un mois que je ne suis plus journaliste, un mois que je n’ai plus mis un pied dans une rédaction, et pourtant, j’ai l’impression, peut-être naïve, de n’avoir jamais autant parlé ou réfléchi sur ce métier. Je me souviens très bien le jour où j’ai remis ma démission à mon chef d’édition, c’était un peu comme une rupture amoureuse où l’on annonce à l’autre que l’on quitte le domicile conjugal, les larmes en moins. On cherche une excuse, une explication valable, mais rien de très convaincant en fait. Puis, chaque histoire d’amour  devrait peut-être commencer par une rupture, une séparation, enfin soit… Je me rappelle, c’était un lundi, ce jour-là, et depuis quelques semaines déjà, je ne trouvais plus de sujet, plus rien à écrire, et j’attendais la matinée, parfois même jusqu’en début de l’après-midi pour me mettre au travail.

Était-ce parce que j’étais un mauvais journaliste? Peut-être, même si je m’étonne d’avoir des idées à la chaîne pour le moment, mais pas de journal. Sans doute, est-ce prétentieux, mais j’avais l’impression d’avoir fait le tour des articles à traiter dans La Meuse : de l’énième polémique autour d’un projet immobilier où il faut sans cesse contacter les mêmes personnes, à l’affaire de mœurs dans telle école, telle église, en passant par des riverains qui se plaignent des travaux dans une rue, du voisin d’à côté ou d’avoir acheté trop cher une machine à laver, j’en avais fait le tour. Chaque jour, je me voyais écrire le même article, utiliser les mêmes termes pour raconter des histoires différentes, enfin presque… Mon écriture était standardisée comme les 24 modules, 6 colonnes qu’il fallait remplir quotidiennement.

Depuis quelques semaines, je n’avais plus aucune motivation, je me sentais comme à l’usine à courir après les faits, en vain, à trouver les mots, pour rien. Puis, on le sait peu, mais un journaliste employé (du moins chez Sudpresse) travaille près de 10 heures par jour, même s’il n’en est payé que 8, en réalité. On arrive vers 9h30 et on rentre chez soi, si tout va bien, vers 20h30, et le lendemain, c’est pareil jusqu’au vendredi. Sauf si vous êtes de garde le week-end, où là c’est une panique sans nom pour un jeune journaliste qui débute car vous êtes seul pour sortir le journal du lundi, seul à relire les articles, monter les pages, et parfois à devoir écrire une page alors que tout peut venir basculer à un moment ou à un autre. Pour moi, c’était un vrai calvaire, je craignais les week-ends comme la peste, tout simplement parce que je n’avais pas l’expérience suffisante. Bref, devant l’écran de l’ordinateur, devant cette page blanche divisée en 24 modules, j’avais l’impression d’être à bord du Costa Concordia, sans trop savoir qui était le capitaine à bord, et voir mes illusions de journaliste partir à la dérive.

Florence Aubenas

Florence Aubenas

Est-ce un hasard, mais cette semaine, j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs journalistes pour lesquels j’ai énormément d’admiration, Florence Aubenas (qui recommence ce lundi au Monde), Raphaëlle Bacqué (Le Monde) et Damien Spleeters (Le Soir/Le Vif), et tous me disaient que ce n’était plus possible d’aller sur le terrain quand on était attaché à une rédaction, qu’on n’avait pas le temps comme journalistes de voir la réalité à hauteur d’homme. Quand on est journaliste, on passe plus de temps au téléphone que sur le terrain, tout simplement parce que nos conditions de travail ne nous le permettent pas, tout simplement parce qu’il faut remplir les pages de votre journal et qu’il n’y a pas assez de journalistes pour le faire à votre place, et puis à côté de votre article, de son écriture, il y a le reste, relire et corriger les autres, mettre en page, faire la une… Ce qui fait que nos journaux se ressemblent tellement car au fond, on interroge tout le temps les mêmes personnes, les mêmes experts, et ce, même si la situation et le contexte changent au fil des pages… On rejoue sans cesse la même scène d’un film dont on connaît déjà la fin, une « comédie humaine ».

Étonnamment, paradoxalement même, ce sont les mesures d’économie prises dans les rédactions, prises par les patrons de presse qui éloignent nos pages de journaux du terrain, de la réalité, et au final des lecteurs, de l’essence-même du journalisme. Que l’on ne s’étonne pas tantôt de la méfiance des citoyens vis-à-vis des médias en général, que l’on ne s’étonne plus de la désaffection des lecteurs pour la presse, réduite malgré elle, à l’événementiel, au spectaculaire, au commentaire… Pour aller sur le terrain, il faut écrire un livre, recevoir une bourse du Fonds pour le journalisme et avoir le temps de l’enquête, de la création, du style et de l’imagination. C’était mon credo en sortant de la rédaction, c’était il y a un mois, il était 20h30 et je ne savais pas trop où j’allais…

Un pavé dans « La Meuse » (2) : journalistes, dans la jungle ou dans le zoo ?

In Un pavé dans la "Meuse" on 23/03/2012 at 11:17

« Trahison », voilà comme se terminait le message, reçu par sms de mon ancien chef d’édition suite à mon premier billet sur la déontologie des journalistes après le drame de Sierre. C’était vendredi dernier, il était 17h07. Je m’étonnai de sa réaction, surtout de la part de quelqu’un qui souhaite mettre continuellement et à juste titre les pieds dans le plat, déstabiliser les convenances et redonner au journalisme son rôle premier, celui d’informer l’opinion publique. Comme Luther, je venais d’être excommunié de la communauté des journalistes, je n’en étais plus digne puisque son message se terminait par « tes ex-collègues ». Bref, c’était comme si on me disait : « circulez Monsieur Jassogne, il n’y a rien à dire, rien à voir, vous n’êtes plus des nôtres! » 

Troublé par ce  message, je me demandais même s’il était encore possible de « critiquer » le monde des médias et les méthodes des journalistes sans viser aucune rédaction, ni aucun journaliste en particulier. Ce billet, ce n’est qu’un avis parmi d’autres sur les médias. Vu de l’extérieur, en somme. « Car hélas, je connais tout de l’intérieur », comme le chante Serge Gainsbourg. Car on doit s’étonner et même regretter que la seule profession sur laquelle on n’ait jamais enquêté soit justement celle des journalistes. On connaît tout ou presque de la journée d’une prostituée, d’un djihadiste ou d’un pharmacien, mais que sait-on des conditions de travail d’un journaliste?

Là où la presse couvre, et c’est son devoir, les restructurations des multinationales, les faillites des entreprises, la mise au chômage, contrainte et forcée, des ouvriers et les patrons qui gagnent trop. Jamais la presse n’évoque ses propres restructurations, les journalistes au chômage, les indépendants sous pression, les employés qu’on vire parce qu’ils sont trop vieux, et trop cher. C’est le silence absolu, et à ce jeu-là, c’est du chacun pour soi. Car nous ne sommes pas différents des autres, comme l’ouvrier d’Arcelor ou la caissière du GB, le journaliste a peur de perdre son emploi, et il est prêt à tout pour le garder, quitte à renoncer à des acquis essentiels.

Quand on vous parle de synergies, et c’est le cas pour le groupe Rossel en ce moment entre Le Soir et Sudpresse pour les pages régionales, on prétend que c’est pour sauver l’emploi…salarié. Mais que fait-on des indépendants qui seront les premiers à payer l’addition et qui bossent comme à l’usine ? Quand on parle de synergies entre Le Soir et Sudpresse, c’est pour rationaliser les coûts de production, remplir autant de pages avec moins de journalistes, reprendre des articles sans se soucier du lectorat de ces deux titres, sans que l’entreprise ne paie un centime de plus pour le travail des journalistes. Tout se vaut, et tout s’achète même le silence d’un journaliste qui doit comme tout le monde boucler ses fins de mois. La presse est et reste une entreprise comme les autres, avec les mêmes méthodes que chez ceux que l’on critique ailleurs.

Sans compter que lors de ces synergies ou de ces restructurations, c’est le flou le plus total, tant pour les salariés que pour les indépendants. C’est sur la RTBF que j’ai entendu pour la première fois parler de cela, et même pas dans ma propre entreprise! Puis, ces synergies, cela veut dire que des journalistes seront mis sur le carreau, remerciés sans fleur, ni couronne, parfois après plusieurs années passées douze heures par jour dans une rédaction pour un salaire de misère.

Ces synergies, cela signifie qu’à terme on pourra aussi, après les pages régionales, se passer des pages culturelles, économiques ou internationales, tout simplement parce que cela coûte trop cher. Comment voulez-vous avec cette ligne éditoriale réduite à des mesures d’échelle et de personnel que la presse attire encore les lecteurs quand ils sont contraints de lire la même information, le même traitement, avec les mêmes journalistes dans plusieurs journaux à la fois ? Pourquoi encore payer alors, autant lire le Métro, non ? A terme, on risque donc de se retrouver avec une presse uniformisée, et ce, au détriment des lecteurs et des journalistes qui la font chaque jour au prix de sacrifices considérables et toujours plus importants.

La presse est menacée, personne ne le conteste. Mais est-ce seulement la faute des lecteurs qui ne sont plus prêts à payer 1€ pour lire leur journal ? N’est-ce pas aussi la faute de ces mesures économiques qui décident désormais de la ligne éditoriale et qui font qu’à chaque mesure de l’audience de la presse écrite, on décide de changer tout à coup, comme par magie de rédacteur en chef, de maquette ou de ligne éditoriale ? Quelle a été la réponse des médias face au boom de l’Internet et des réseaux sociaux ? Hormis de se copier l’un l’autre et de faire  en fin de compte de l’information un grand bavardage, je ne vois pas, et vous ? De l’info sans valeur, véritable passe-partout, sans fond ni forme. Est-ce que le ver finalement n’est pas à l’intérieur ?

Certains diront peut-être que je suis « aigri », mais je ne le pense pas. Je dirais comme Roland Barthes à l’ouverture de ses Fragments d’un discours amoureux : « Ici, c’est un amoureux qui parle et qui dit ».

 

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