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Un pavé dans « La Meuse » (ép.16) : journaliste, une illusion perdue ?

In Un pavé dans la "Meuse" on 23/10/2012 at 07:31

Jusqu’ici, les contours de la profession journalistique sont restés difficiles à observer, il n’en reste qu’en Belgique francophone, le groupe professionnel des journalistes n’a eu de cesse de se modifier ces dernières années, notamment par la féminisation du métier, l’élévation du niveau d’études, mais aussi par des conditions de production dégradées ou par une plus grande diversité des statuts des journalistes en fonction du média, du type de travail ou d’entreprise (EGMI, 2011).

Ces transformations soulèvent une question essentielle pour l’avenir du journalisme, celle de la métamorphose du support d’information comme pourvoyeur de nouvelles, celle aussi de la qualité et de la fiabilité de l’information, de la spécificité des contenus, celle enfin du rôle et de la responsabilité sociale du journaliste.

Ces dernières années, cette évolution s’est d’ailleurs amplifiée avec l’avènement du journalisme sur le web. Le statut des journalistes comme leurs pratiques s’en sont retrouvés bouleversés, si l’on en croit les propos de certains éditeurs de presse comme Bernard Marchant du groupe Rossel : « Le travail du journaliste ne sera plus d’informer, les gens sont déjà surinformés ».

Ces propos datent de février 2012 au moment même où le premier éditeur de presse francophone annonçait des synergies entre Sudpresse et Le Soir, pour la déclinaison des informations locales et régionales dans plusieurs journaux du groupe, sans contrepartie financière pour les journalistes employés et indépendants.

À partir de cet exemple récent, on mesure aisément les défis et les enjeux auxquels sont confrontés les journalistes en Belgique francophone, à la fois acteurs et otages des changements au sein d’un champ en pleine mutation, tant au niveau de la transformation de leur identité, de leur fonction sociale que du point de vue de leurs trajectoires professionnelles.

La fin du professionnel de l’information ?

D’abord, on assiste à la remise en cause de l’un des rôles premiers (si ce n’est le premier rôle ?) des journalistes, à savoir celui d’ « informer », c’est-à-dire « ce qui apprend quelque chose au destinataire du message et le rend plus riche en connaissances » (EGMI, 2011 : 171). En contestant cette fonction sociale, en admettant que le public est déjà « surinformé », on peut se demander quels sont les rôles actuels du journaliste. S’il n’est plus un professionnel de l’information, que lui reste-t-il alors comme rôle social ? Aujourd’hui, avec la révolution technologique, on constate un renversement du statut du journaliste, à savoir que ses interventions sont de plus en plus limitées, en lien notamment avec la refonte des modes d’accès classiques à l’information.

En Belgique comme ailleurs, avec les développements du journalisme sur Internet, les contextes de production, de diffusion et de réception de l’information ont été totalement bouleversés, très souvent au profit du « développement de la dictature du culte de l’immédiateté » (EGMI, 2011 : 167). Désormais, informer le public consiste la plupart du temps en une course à l’instantanéité, dans un contexte de concurrence accrue, de « marchandisation » croissante de l’information (Jespers, 2006), où le rôle de fournisseur d’information du journaliste se réduit à n’être qu’un simple relais, sa seule compétence étant celle d’instiller des articles le plus rapidement possible, souvent au détriment de la fiabilité et de la vérification des informations (EGMI, 2011 : 165).

D’où des informations de plus en plus factuelles, souvent événementielles, quand elles ne sont pas uniformisées ou formatées. Un phénomène qui dénature le modèle journalistique, qui altère la sélection des informations, leur hiérarchisation et qui réduit la mission d’explication et d’interprétation du journaliste à peau de chagrin puisque « la quantité et la qualité du contenu informatif des médias dépendent moins aujourd’hui de facteurs idéologiques que de facteurs socio-économiques » (Jespers, 2006).

Le risque de la « malinformation »

Ce phénomène, c’est ce qu’on a appelé la « malinformation » (Heinderyckx, 2003) ou la « surabondance informative » (Grevisse, 2010). Cela s’apparente à une menace pour l’activité journalistique, parce que la profession est d’abord et surtout exposée aux mutations technologiques et organisationnelles.

Car pour les opérateurs médiatiques, il s’agit de disposer d’un personnel polyvalent capable de décliner sur plusieurs supports le même contenu, d’en faire davantage, en moins de temps, sans recul parfois par rapport à l’événement. En cela, la fonction majeure du journaliste se résume à n’être plus qu’un « médiateur », un relais « officiel » entre les contenus et le public puisqu’avec Internet, il connaît désormais les intérêts effectifs des lecteurs et va donc chercher à capter un plus grand nombre (Degand, 2012).

La logique commerciale l’emporterait ainsi sur une logique culturelle du journalisme, celle du décryptage, de l’analyse et plus globalement celle de contre-pouvoir, pour pousser au contraire à une « mercantilisation de l’information » (Woodrow, 1992), une « spectacularisation » (Libois, 1994) au détriment de l’intérêt public dans une confusion constante entre information et consommation :

« Les médias recherchent le plus haut niveau de consommation possible et, pour attirer davantage de lecteurs et d’auditeurs ou de téléspectateurs, ils choisissent des options consensuelles, finissant par tous se ressembler »(Jespers, 2006).

L’édifice journalistique ébranlé

Par ailleurs, à côté de l’organisation des contenus et des modifications de consommation de l’information, il y a une autre réalité, économique celle-là, qui touche directement aux conditions de production, dans un secteur en pleine mutation, atteint à sa base, par l’éclatement du lien entre le média et le support. D’où la nécessité de l’adaptation d’un journalisme qui doit passer « par la mise au jour d’un nouveau modèle d’adéquation de ces multiples contenus à des temps recomposés de consommation » (Grevisse, 2010).

Une réalité économique qui, certes n’est pas neuve, ni strictement limitée à un marché comme la Belgique mais qui s’intensifie selon les médias, notamment par des baisses d’effectifs, des restructurations, plans sociaux ou synergies, quand ce ne sont pas des manques de moyens, tout simplement pour développer de nouvelles stratégies rédactionnelles.

En presse écrite quotidienne, par exemple, l’effectif moyen a diminué de près de 200 unités en dix ans entre 2000 et 2009. (EGMI, 2011 : 29) Tandis que sur Internet, les journalistes, exposés à l’immédiateté, sont exclus des tâches valorisantes du journalisme, et voient ce pôle novateur sous-financé par les éditeurs. (Degand, 2012) Avec un sentiment pour les journalistes, en tant que groupe professionnel, celui d’une « précarisation du métier », notamment auprès des plus jeunes, avec un nombre de journalistes pigistes qui a augmenté de manière significative1 tandis que le nombre de journalistes employés diminuait:

« Cette précarisation de la profession se traduit également par l’augmentation du recours aux pigistes. Extérieurs à l’entreprise, ils sont plus facilement corvéables et n’ont pas leur mot à dire sur le contenu, le choix et l’angle des papiers qui leur sont commandés » (Broissia, 2007).

À côté de cela, et compte tenu des difficultés financières rencontrées par de nombreux quotidiens, il faut souligner des conditions de travail dégradées pour les journalistes, « premières victimes de la crise de la presse », « privés de terrain par le manque de moyen, contraints de se limiter au desk  » (EGMI, 2011 : 133).

Un phénomène d’autant plus accru qu’avec la révolution numérique, les opérateurs médiatiques préfèrent investir davantage dans la distribution que dans le rédactionnel où la plupart des entreprises d’information persistent notamment à offrir en ligne, gratuitement des contenus, vendus sur des supports traditionnels dont les bénéfices diminuent d’année en d’année. Difficile dès lors d’investir sur le « terrain » du journalisme, spécialement au niveau de l’offre des contenus éditoriaux (enquête, reportage…) ou du développement de nouvelles approches rédactionnelles (Grevisse, 2010).

Tout cela ébranle l’édifice journalistique, et avec lui, la constitution d’un espace public démocratiquement adapté à notre époque où les journalistes assumeraient totalement leur rôle de contre-pouvoir. Car «  […] parallèlement à la dégradation de leurs conditions matérielles de travail, nombre de journalistes dénoncent la multiplication des atteintes portées à leur indépendance »(Broissia, 2007 ).

Et l’on peut se demander, à la lueur de ce constat, si la logique commerciale ne risque pas de l’emporter sur la logique culturelle du journalisme, en favorisant un journalisme de la demande, et plus de l’offre, en faisant peser de plus en plus aussi les contraintes économiques sur la fabrication de l’information et la recherche de la vérité ?

Car c’est à partir de ce double statut paradoxal, de cette ambiguïté intrinsèque entre la liberté d’expression et la liberté d’entreprise que le journalisme n’a cessé de définir et de réinventer ses identités professionnelles et ses enjeux éthiques. C’est donc ce fragile équilibre entre les valeurs d’usage et les valeurs d’échange qu’il s’agit d’interroger pour analyser les mutations des identités professionnelles et des conditions de travail des journalistes en Belgique francophone.

« Tout est plus flou » : une complexification des statuts du journaliste

Par ailleurs, cette accélération de la fabrication de l’information a conduit à une évolution des statuts du journaliste qui se sont multipliés et complexifiés. En ce sens, le journalisme sur Internet a secoué les habitudes des médias et les pratiques journalistiques, il a bouleversé les circuits de production, de diffusion et de réception de l’information, et ce, auprès d’un public de plus en plus difficile à cerner. Il a fait peser davantage sur les journalistes les contraintes de production, faute d’un modèle rédactionnel et économique adéquat, tout en réduisant les marges d’autonomie de ceux-ci face aux méthodes et aux techniques de la communication politique, économique ou culturelle (Grevisse, 2010).

Car aujourd’hui, comme les contraintes et les doutes sont multiples, on assiste donc au sein de la profession à « un inconfort identitaire en constante reconfiguration », et on constate enfin, au sujet des fonctions sociales du journalisme auprès du public, (et parfois auprès des journalistes eux-mêmes), « des représentations fortes et stéréotypées » (Grevisse, 2010).

D’où l’impression actuelle d’une crise des valeurs auprès des journalistes qui voient leurs fonctions sociales remises en question, leur métier se transformer avec les évolutions technologiques, socio-économiques ou même juridiques du statut de la profession : « […] tout est plus flou : activités journalistiques et non-journalistiques, variété des supports, des fonctions, des modèles éditoriaux » (EGMI, 2011 : 133).

Bibliographie

Antoine, F., & Heinderyckx, F., État des lieux des médias d’information en Belgique francophone, Parlement de la Communauté française de Belgique Wallonie-Bruxelles, Bruxelles, 2011.

de Broissia, L., Rapport d’information fait au nom de la commission des Affaires culturelles sur la crise de la presse, N°13, 2007.

Degand, A., Le journalisme face au web : Reconfiguration des pratiques et des représentations dans les rédactions belges francophones, Thèse de doctorat, Louvain-la-Neuve, 2012. Récupéré le 10 septembre 2012 sur http://uclouvain.academia.edu/AmandineDegand/

Grevisse, B., Déontologie du journalisme : Enjeux éthiques et identités professionnelles, De Boeck, Bruxelles, 2010.

Heinderyckx, F., La malinformation : Plaidoyer pour une refondation de l’information, Labor, Bruxelles, 2003.

Jespers, J.-J., La déontologie face au marketing rédactionnel ou une arbalète contre les vaisseaux de l’Empire, ULB, Bruxelles, 2006. Récupéré le 10 septembre 2012 sur http://www.mlouest.be/documents/Marchandisation.pdf

Le Cam, F., « Histoires et filiations du terme ‘weblog’ (1992-2003). Perspectives pour penser l’histoire de certaines pratiques sociales sur le web », in Les Enjeux de l’information et de la communication, vol. 1, 2010. Récupéré le 12 septembre 2012 sur http://www.cairn.info/publications-de-%20Le%20%20Cam-Florence—67397.htm.

Libois, B., Éthique de l’information. Essai sur la déontologie journalistique, Éditions de l’Université de Bruxelles, Bruxelles, 1994.

Nies, G. & Pedersini, R., Les journalistes free-lances dans l’industrie médiatique européenne, FIJ, 2003.

Rieffel, R, Sociologie des médias, Ellipse, Paris, 2001.

Ringoot, R., & Utard, J. (Dir.), Le Journalisme En Invention: Nouvelles Pratiques, Nouveaux Acteurs, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2005.

Ruellan, D., Le professionnalisme du flou, Presses universitaires de Grenoble, Grenoble, 1993.

Woodrow, A. (1992), « Retours aux sources », in La Revue Nouvelle, Bruxelles, 1992, 62-64.

1 « Le nombre de journalistes free-lance augmente constamment depuis quelques années, généralement à un rythme plus rapide que les journalistes salariés dans leur ensemble. » (Nies & Pedersini, 2003 : 7)

Un pavé dans « La Meuse » (ép.7) : demain sur Internet

In La France vue d'en haut, Un pavé dans la "Meuse" on 21/04/2012 at 18:51

Demain sur Internet, vous découvrirez à peu près à la même heure les résultats du premier tour des élections présidentielles. Une évidence, mais pas pour tout le monde. Dans les milieux politiques et journalistiques, on discute, on s’interroge, on attend de voir, on essaie aussi de trouver des subterfuges pour éviter la diffusion de cette information capitale.

Seul candidat déclaré demain dimanche, le journal Libération a osé franchir le pas, quitte à payer une amende de 75.000€. Chez nous et ailleurs dans le reste du monde, les premiers résultats de ces élections présidentielles seront communiqués, diffusés et commentés par les principaux médias sur leur site Internet, comme n’importe quelle information, tout simplement parce qu’elle relève de l’intérêt public. Pendant quelques heures, on revivra un peu le coup de Radio Londres et de son célèbre « Les Français parlent aux Français »…

Pourtant, et comme l’a dit Erwann Gaucher, journaliste spécialiste des médias numériques au journal Le Soir, « le législateur doit s’adapter aux médias numériques ». Il ajoute qu’il s’agit aussi d’une « démocratisation d’un privilège » :

« Aujourd’hui, les gens reçoivent l’information où qu’ils soient via leur smartphone, il y a 28 millions de comptes Facebook en France et 5 millions sur Twitter […] On se retrouve à essayer tant bien que mal de surveiller vingt ou trente millions d’internautes plutôt que de demander à neufs instituts de sondage de ne rien communique avant 20 h. Ce à quoi l’on assiste n’est rien d’autre que la démocratisation d’un privilège. Depuis toujours, des centaines de journalistes parisiens recevaient ces chiffres. Aujourd’hui, forcément, cela fuite. »

Demain sur Internet, c’est déjà aujourd’hui. A côté de ce cas d’école, à savoir la diffusion des résultats des présidentielles françaises, on découvre, une nouvelle fois, que le « quotidien de référence » des citoyens, c’est Internet. Ce n’est pas moi qui le dis, mais Marcus Brauchli, directeur de la rédaction du Washington Post, alors même que ce journal de référence connaît son énième plan de réduction d’effectifs.

« La presse ne parvient pas à maîtriser le rythme d’Internet »

Actuellement, toutes les rédactions se préparent à cette « révolution » numérique, et chaque jour, nous sommes des milliers à cliquer sur les sites d’information et à partager différents articles sur les réseaux sociaux. Pourtant, et comme l’évoque Jean-Marie Charon, « la presse ne parvient pas à maîtriser le rythme d’Internet ». La cause ? C’est que le journalisme sur Internet se limite la plupart du temps à alimenter ce fameux « fil d’actualité », le plus rapidement possible, même quand il n’y a rien à dire.

La majorité des rédactions Internet ne sont là que pour faire paraître soit des dépêches, reprises sur l’ensemble des sites, sans plus-value, sans mise en valeur de l’information, soit pour reprendre des sujets repris tels quels de l’édition papier, en pensant naïvement que les lecteurs des sites iront se plonger dans les journaux. Bref, l’information sur le Net se limite à du « copier-coller », à la consommation d’articles sur les réseaux sociaux, on fait de l’audience, du clic, mais pas toujours de l’argent, tant pour les patrons de presse que pour les journalistes qui sont payés une misère (4€ net de l’heure chez Rossel), et parfois même les journalistes travaillent gratuitement pour la beauté du geste comme au Huffington Post par exemple. Tout cela pour alimenter ce fil d’actualité et assouvir notre besoin de buzz, de bavardage, mais aussi d‘ »opinion instantanée » à l’image de Twitter ou Facebook. C’est ce que constate le sociologue Jean-Louis Missika, notamment au sujet de la couverture médiatique de la campagne présidentielle, une couverture qui est celle du « tout info » :

Twitter génère un climat d’opinion instantanée. Il anticipe les sondages et offre un aperçu des réussites et des échecs des candidats dans leurs initiatives de campagne. Les réseaux sociaux accentuent cette impression de temps réel, de vitesse et d’oubli que l’on ressent avec les chaînes info.

« Sur Internet, tout ou presque se vaut »

En cela, le journalisme sur Internet n’a rien inventé ou presque puisque le journalisme se basait déjà à ses débuts sur le commentaire, la polémique, la reprise d’articles, la publicité, à savoir la diffusion des comptes-rendus des débats politiques du jour. C’est justement contre cette tendance qu’est née la presse moderne, en développant des modes nouveaux d’écriture et de diffusion de l’information, comme le roman-feuilleton, le reportage, puis l’enquête.

Cette tendance du journalisme sur le Net fait aussi que « tout ou presque se vaut », la toile est un vaste « ring » où l’on commente et discute de quasiment tout, c’est la base arrière des journalistes qui trouvent des « bobards », des « sujets de conversation », quand ce ne sont pas des « témoins » pour un sujet de société, des « images » d’un fait divers ou d’une révolution à l’autre bout du monde.

Le risque avec ce journalisme du « commentaire », c’est que les rédactions traditionnelles n’arrivent pas à transformer l’essai, et à développer justement un journalisme d’enquête, d’investigation ou de reportage, avec tout le potentiel qu’offre Internet en termes de nouveaux outils et de nouveaux modes de diffusion, de recherche et d’écriture de l’information, et ce, surtout que les journalistes n’en sont plus les seuls détenteurs et qu’il y a justement, comme le dit Erwann Gaucher, cette « démocratisation » grâce aux réseaux sociaux pour diffuser jusqu’ici ce qui était encore un « privilège » réservé à quelques centaines de personnes.

Aujourd’hui, si le développement d’un journalisme innovant sur le Net reste l’apanage de quelques sites « marginaux » pour ne pas dire « résistants », l’apanage de véritables laboratoires journalistiques comme Vice, Apache ou Owni, les rédactions traditionnelles peinent à développer cette nouvelle voie du journalisme, et ce, tout simplement parce qu’elles doivent chaque jour pallier les pertes du « papier » et donnent ainsi l’illusion sur leur site d’une information totalement « gratuite » pour tenter de conserver leurs lecteurs et d’en attirer d’autres, justement en noyant le « poisson » dans une masse d’information. Le problème, c’est qu’à terme, ce n’est pas simplement le « papier » que l’on devra regretter, mais aussi à proprement parler le « journalisme », réduit au simple « effet d’annonce » et à la vente du « temps de cerveau disponible pour du Coca-Cola »… Quand on parlait de « démocratisation », ce n’étais donc pas en vain…

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